15 February 2006
KALENDASZ - CALENDRIER - NAPTÁR
.KALENDARZ
Trasa az do Republiki Czeskiej : Czas trwania: od 1 do 2 grudnia 2005 (2dni)
REPUBLIKA CZESKA : 3 grudzien 2005 – 11 styczen 2006 (20 dni) ; 1390 Km
SLOWACJA : 12 styczen 2006 – 29 styczen 2006 (18 dni) ; 650 Km
WEGRY : 30 styczen 2006 – 19 luty 2006 (21 dni) ; 1443 Km
WLOCHY: 20 luty 2006 – 25 luty 2006 (6 dni); 600 Km
SLOWENIA : 26 luty 2006 – 11 marzec 2006 (14 dni) ; 583 Km
KROACJA: 12 marzec 2006 – 26 marzec 2006 (15 dni) ; 1552 Km
BOSNIA-HERCEGOWINA : 27 marzec 2006 – 10 kwiecien 2006 (17 dni) ; 2480 Km
SERBIA-MONTENEGRO : 11 kwiecien 2006 – 27 kwiecien 2006 (15 dni) ; 981 Km
ALBANIA : 28 kwiecien 2006 – 12 maj 2006 (15 dni) ; 1051 Km
MACEDONIA: 13 maj 2006 – 27 maj 2006 (15 dni) ; 1047 Km
RUMUNIA : 28 maj 2006 – 18 czerwiec 2006 (22 dni) ; 2828 Km
BULGARIA : 19 czerwiec 2006 – 5 lipiec 2006 (17 dni) ; 1942 Km
TURCJA - CYPR : 6 lipiec 2006 – 31 sierpien 2006 (57 dni) ; Km do policzenia
UKRAINA : 1 wrzesien 2006 – 24 wrzesien 2006 (24 dni) Km do policzenia
MOLDAWIA : 25 wrzesien 2006 – 7 pazdziernik 2006 (13 dni) ; Km do policzenia
ESTONIA: 8 pazdziernik 2006 – 22 pazdziernik 2006 (15 dni); 1260 Km
LOTWA: 23 pazdziernik 2006 – 7 listopad 2006 (16 dni); 1482 Km
LITWA: 8 listopad 2006 – 23 listopad 2006 (16 dni); 1220 Km
POLSKA: 24 listopad 2006 – 29 grudzien 2006 (32 dni); 3462 Km
Czas : od 30 do 31 grudnia 2006 (2 dni) ; 1000 km
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Notre projet "Reve d'Europe"
RÊVE D’EUROPE
Nous réalisons un projet de voyage qui a pour but de concilier trois passions : celle du voyage ; de la découverte de l’autre et des logiques culturelles de fabrication de l’identité, celle de l’éducation et enfin celle de la construction européenne.
Voici plus de trente ans déjà, Denis de Rougemont, dans une étude préparée avec la collaboration de l’Association européenne des enseignants pour le compte du centre européen de la culture de Genève, écrivait: « Le régime démocratique exige, pour fonctionner, d’être compris par la majorité des habitants du pays où il règne. Voilà pourquoi l’instruction publique obligatoire est née en même temps que nos démocraties (…) L’union de l’Europe suppose en fait les mêmes exigences que la démocratie: elle doit être voulue et comprise par la majorité des habitants de l’Europe (…) Le problème urgent qui se pose est donc celui de la promotion d’un civisme européen. »
Cette citation de Denis de Rougemeont explique de manière claire ce que nous réalisons pendant plus d’un an : la promotion d’un civisme européen. Ce qui nous anime est une vision globale de la construction identitaire et de son inscription dans un projet politique. A nos yeux, le monde actuel nécessite une approche complexe et interculturelle de l’identité, une approche à laquelle le projet européen donne toutes les possibilités de plein épanouissement. La citoyenneté européenne est par essence une citoyenneté multiculturelle, mais il reste encore à donner à chacun les moyens intellectuels de vivre la complexité. Il nous semble que l’acquisition d’une telle sensibilité ne peut se faire sans se confronter soi-même à l’inconnu, tant intellectuellement que physiquement. Nous cherchons donc par notre voyage à poursuivre une logique que nous avons déjà commencée depuis quelques années, c’est à dire accentuer nos connaissances de l’autre et donc de nous même, afin de pouvoir au mieux enseigner la complexité et les logiques de construction de l’identité. Cet enseignement est un défi majeur au sein de l’Union européenne qui peine encore aujourd’hui à dégager une vision claire de son identité. Cette identité ne peut être que complexe et multiculturelle et doit donc dépasser les processus de construction identitaire nationale sans discréditer ni nier ces derniers.
Or il existe un profond décalage entre ce qu’implique une citoyenneté européenne et la conscience qu’en ont les peuples européens. La récente campagne référendaire en France sur la Constitution européenne montre une fois de plus combien le cadre national reste prédominant dans les modes de penser. Nul ne peut encore dire les conséquences à long terme du rejet de la Constitution par les peuples français et néerlandais mais il reste certain que la crise ouverte au sein de l’Union européenne est majeure et durable.
Nous sommes convaincus que la citoyenneté européenne porte en elle-même les valeurs et les logiques d’une citoyenneté mondiale. A ce titre le projet européen reste indéniablement porteur de progrès, pour l’Europe et pour le monde, et il faut travailler à mieux enseigner les moyens de pouvoir comprendre mais aussi vivre et partager l’aventure européenne. Le rôle de l’enseignant est à ce titre primordial. Il doit avoir lui-même incorporé une « pensée complexe » (voir les travaux d’Edgar Morin à ce sujet) et interculturelle notamment par l’apprentissage des langues étrangères et plusieurs expériences de vie à l’étranger.
Il s’agit de maîtriser davantage notre propre culture, notre propre identité en l’enrichissant de l’apport des autres cultures, en l’occurrence, pendant notre voyage, des autres cultures européennes. L’identité relève évidemment d’une dimension théorique mais avant tout d’une dimension sensible. Pour être comprise et acquise, une identité doit être avant tout vécue puis expliquée. Voilà pourquoi nous insistons sur l’existence des programmes d’échanges de l’Union européenne (Erasmus, Service Volontaire Européen, Léonardo da Vinci, etc.) qui permettent de réaliser une expérience sensible de la dimension européenne. Quant à notre voyage, il nous permet de mieux partager et enseigner les logiques qui sous-tendent une « culture européenne », « une identité européenne ».
Possédant déjà une expérience non négligeable pour un tel projet (voir CV), notre voyage doit nous permettre d’affûter davantage les interventions que nous réalisons dans les établissements scolaires. Nous abordons les thèmes de l’identité, des logiques interculturelles, de la démocratie, de l’Union européenne et de la citoyenneté active (plus de détails sont disponibles dans notre dossier. Il peut être téléchargé sur notre Webblog à l’adresse suivante : http://reve-europe.blogspirit.com).
Notre projet est parrainé par le Conseil de l’Europe dans le cadre du programme « 2005, année européenne de la citoyenneté par l’éducation ».
Nous avons déjà réalisé plusieurs dizaines d’interventions en France, 9 en République Tchèque, 14 en Slovaquie et 13 en Hongrie.
Tel est donc le but de notre voyage : tout simplement allier théorie et pratique, enseigner la complexité et les logiques interculturelles tout en les vivant au quotidien, faire prendre conscience de ce qu’est l’identité européenne en tâchant d’être soi-même un peu plus proche, de par l’expérience vécue et la somme des connaissances acquises, de ce que peut être un européen.
LES DEUX PROTAGONISTES DU VOYAGE
MOUILLET Yves, 24 ans, de nationalité française par son père et polonaise par sa mère a terminé un Master européen de français langue étrangère. Ayant réalisé de nombreux séjours à l’étranger, il a en particulier passé 6 mois en Espagne en tant qu’étudiant Erasmus et enseignant à l’Université de Ciudad-Real. Il a ensuite séjourné 6 mois en Allemagne en tant que professeur au sein de l’Institut français de Leipzig, (nous ne citons que nos « longs » séjours à l’étranger ponctués d’une expérience professionnelle). L’année dernière, il enseignait le français langue étrangère à l’Université de Nancy 2. Il était également président des Jeunes Européens Nancy et mettait en oeuvre le programme « l’Europe à l’école ». Il parle couramment polonais, allemand, espagnol et anglais.
PIERPAOLI Michel, 25 ans, de nationalité française termine ses études cette année par la réalisation d’un Master « Enjeux européens » à La Sorbonne. Historien de formation, Michel connaît bien l’Allemagne pour y avoir travaillé à plusieurs reprises à Frankfurt-am-Main. Il a également effectué l’année précédente un Service Volontaire Européen en Pologne, 6 mois, à Katowice. Il a travaillé dans le centre régional européen d’information jeunesse et a réalisé de nombreuses interventions dans les établissements scolaires polonais. Cette année, il est chargé de mission pour le projet des Jeunes Européens France intitulé « l’Europe à l’école ». Ce projet est soutenu par le Ministère de l’Education Nationale et le Conseil de l’Europe. Michel parle couramment anglais et a un bon niveau en allemand et en polonais.
Itinéraire et pays traversés :
Les pays traversés seront donc, dans un premier temps, quatre des nouveaux adhérents de 2004 : République Tchèque, Slovaquie, Hongrie et Slovénie (l’île de Malte sera évitée du fait de son accessibilité difficile et coûteuse). Suivront la Croatie, Bosnie-Herzégovine, Albanie, Macédoine et Serbie Monténégro. Au-dessus de la Serbie Monténégro nous poursuivrons par les deux futurs adhérents prévus pour 2007 : Roumanie et Bulgarie. Entre ces deux pays, nous passerons par la Moldavie. Ensuite, la Turquie qui se trouve au cœur du débat sur l’identité et les frontières de l’Union Européenne. Nous continuerons notre circuit par un pays d’Europe orientale, l’Ukraine (la Biélorussie sera évitée du fait de son régime politique qui représente pour nous des risques d’arrestation et une impossibilité de mener nos actions dans les établissements scolaires. Quant à la Russie, nous manquons de temps). Enfin nous terminerons par les trois pays baltes, Estonie, Lettonie et Lituanie et enfin, la Pologne où nous passerons plus de temps que dans les autres pays.
Durée du voyage :
Nous souhaitons donc parcourir ces 21 pays en 9 mois. L’espace géographique couvert, bien qu’important, est néanmoins volontairement limité afin de nous permettre de passer au minimum 15 jours dans les plus petits pays (Slovénie, Estonie, etc.) jusqu’à 30 jours pour les plus importants d’entre eux (Pologne, Turquie, etc.).
Moyen de transport :
Désireux de conserver une parfaite liberté de mobilité, nous comptons nous déplacer à bord d’un véhicule de type fourgon de grande dimension, celui-ci faisant office de camping-car (dortoir, « bureau », stockage du matériel et de la nourriture, etc.). Nous aurons également deux vélos à notre disposition. Nous avons fait l’acquisition d’un Ford Transit FT 190 que nous avons entièrement aménagé. Voir notre sur notre Web blog la galerie photo « Confection camionnette » (http://reve-europe.blogspirit.com).
Budget :
Le budget total nécessaire de notre projet est approximativement de 26500 €.
Nous sommes sponsorisés par la Commission européenne (« Programme Jeunesse »), le Ministère des Affaires européennes, le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative (Lauréat « Défi Jeune » pour la Lorraine), l’association des « Jeunes Européens France », celle du « Mouvement Européen France », la ville de Nancy et la banque Crédit Mutuel (Second pour la région Ile-de-France au concours « Les Jeunes qui Osent »).
PIERPAOLI Michel, michelpierpaoli@yahoo.fr
MOUILLET Yves, yvouche@yahoo.fr
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Banska-Bystrica
18 au 24 février 2006
Nous quittons Bratislava vers 10h30. La neige, comme par hasard, a recommencé à tomber. Vu que notre destination, Banska Bystrica, se trouve dans les montagnes, nous n’aimons guère l’idée de nous balader sur les routes nationales avec une telle météo. Mais nous n’avons plus le choix. Il faut maintenant partir et, Dominique Bisset, la professeur du lycée bilingue français avec qui nous sommes en contact, nous attendra jusqu’à 14h30 au plus tard.
La route est relativement bien dégagée, même si parfois, celle-ci est recouverte de neige. Nous nous tromperons de route, puisque j’avais confondu la ville de Banska Stanilvtca avec celle de Banska Bystrica. Nous nous en apercevons lorsque la route que nous devons emprunter se retrouve être de plus en plus étroite et recouverte de neige. Nous rectifions notre trajet, non sans quelques sueurs froides après cette erreur de quelques centaines de mètres sur route totalement enneigée. A mesure que nous approchons de notre destination, le paysage prend du relief. Les montagnes, recouvertes du voile blanc de l’hiver, sont superbes. C’est un paysage familier en Slovaquie, pays largement recouvert par les montagnes.
Enfin nous arrivons à Banska-Bystrica. Il est 13h45 ! On pourrait croire que nous sommes en avance. Mais 45 minutes ce n’est rien lorsque le plus difficile reste à faire : trouver notre école, puis trouver notre professeur. Après de nombreux demi-tours, trois personnes interrogées, nous trouvons un parking de Lidl non loin de l’école que nous cherchons. Puis, pas moins de 25 minutes nous seront nécessaires avant de mettre la main sur notre professeur.
Il est 14h30, juste à temps ! Toute l’équipe de ce lycée en charge de la section bilingue de français est particulièrement attentionnée et prête à faire des concessions vis-à-vis de leur programme pour laisser place à nos interventions. Puis, rapidement, on nous trouve des élèves qui pourront nous offrir l’hospitalité. C’est un accueil royal ! Pour la première fois nous allons être séparés. Yves ira dormir dans la famille de Chila, quant à moi, je serai accueilli chez Marketa.
Le lendemain, nous réalisons plus de cinq heures d’intervention d’affilée. Nous répétons notre credo. Pourquoi voyageons-nous ? L’importance de se décentrer de sa propre culture pour mieux comprendre l’autre mais avant tout mieux se comprendre soi-même ; Quel est le sens de notre culture ? De notre identité ? Vous sentez-vous slovaques ? Qu’est-ce que cela veut dire ? Y a-t-il un danger à ne pas connaître l’autre ? A ne pas se connaître soi-même ? Arrivés là nous réalisons un petit exercice.
Nous les invitons à se lever et à fermer les yeux. Tous doivent compter mentalement une minute puis s’asseoir et ouvrir les yeux. Les premiers vont s’asseoir après 40 secondes, les derniers une minute et 30 secondes, voire quelques fois davantage. Mais la plupart du temps, les premiers qui s’assoient entraînent dans leur sillage tous les autres. Cet exercice nous permet de montrer que, malgré le fait qu’une minute est rationnellement de même valeur pour chacun d’entre nous, personne ne la ressent exactement de la même manière. Nous avons tous un ressenti différent.
La seconde chose, très intéressante, est de constater combien nous sommes influençable. En effet, la majorité d’entre eux, entendant les premiers s’asseoir, s’asseyent à leur tour. Se sentir slovaque n’est-il pas le fruit de ce même réflexe humain ? Nous en aurons un parfait exemple.
Lors de la première intervention du matin, une élève avoue qu’elle se sent « tchécoslovaque »… Elle sera rapidement et énergiquement reprise à l’ordre par l’ensemble de ses camarades. Nous demandons pourquoi ? Personne n’est capable de nous répondre ! Cela fait parti de ces choses si logiques, si naturelles, auxquelles nous n’avons jamais pris la peine de réfléchir. Comme de rediffuser la finale de hockey dans un bar, normal non ? (Voir la note « Prague »).
Savoir qui nous sommes pour savoir qui l’on veut être. Savoir la société dans laquelle nous vivons pour savoir celle que nous souhaitons, celle qui est possible. Nous réfléchissons sur la notion de démocratie, de citoyenneté. Ont-ils un rôle à jouer ? Peuvent-ils en jouer un ? A leur niveau, peuvent-ils être des citoyens actifs ? Est-ce utile ? Que peut-on retirer de l’engagement ? Qu’est-ce qui existe autour de nous pour nous aider à réaliser nos projets ? Notre voyage nous permet d’apporter la preuve que le travail et l’investissement sont payants et que, même si cela peut paraître infime, nous participons, à notre échelle, à la construction de la société à laquelle nous aspirons.
Voilà le grand plus de la démocratie, voilà la chance qui leur est offerte et qu’ils peuvent saisir. Mais ils ne sont pas obligés, ils ont le choix, ils sont, aussi, responsables ! A chaque fin de séance nous montrons notre album photo qui a toujours beaucoup de succès. On y voit des photos de notre association, les « Jeunes Européens France », de nos interventions, de la confection de notre camionnette, de nos familles et de nos villes d’origines, de Paris, de Lyon et de notre voyage.
Le jour suivant nous réalisons à nouveau trois interventions et, jusqu’au mardi 24 janvier, nous dormirons, tour à tour, chez Marketa, Kristina, une seconde Kristina qui habitait un superbe petit village à 10 km de Banska Bystrica, puis, enfin, chez Zuzka, dont les parents possèdent un hôtel quatre étoiles.
Nous serons logés gratuitement, pendant deux jours, dans le plus bel appartement… nous aurons même le privilège supplémentaire de réaliser notre baptême de moto-neige avec le père de Zuzka dans les montagnes alentours. Nous n’en demandions pas tant ! Superbes souvenirs ! En étant logés dans ces familles, nous réalisons le « voyage humain » auquel nous aspirons. Banska Bystrica ne se résumera pas à sa très jolie place principale. Des visages, des familles, des discussions, des plats typiques, des rires, des balades, des galères partagées avec notre camionnette et beaucoup d’autres choses encore, voilà ce dont notre boîte à souvenir regorge lorsque nous quittons la ville. Nous nous dirigeons à présent en direction de Kosice, la seconde plus grande ville de Slovaquie, à l’Est du pays.
Michel
michelpierpaoli@yahoo.fr
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13 February 2006
Our project in english
DREAM OF EUROPE
Finishing our studies this year, we wish to carry out a project of voyage the purpose of which is to reconcile three passions: that of the voyage, discovered other and cultural logics of manufacture of the identity, that of education and finally that of European construction.
What animates us is a global vision of identity construction and its inscription in a political project. In our eyes, the current world requires a complex and intercultural approach of the identity, an approach to which the European project gives all the possibilities of full blooming.
The European citizenship is essentially a multicultural citizenship, but it still remains to give to each one the average intellectuals of living complexity. It seems to us that the acquisition of such sensitivity cannot be done without confronting oneself with the unknown, as well intellectually as physically.
We thus seek by our voyage to continue a logic whom we have already begun for a few years, i.e. to accentuate our knowledge of the other and thus of us even, in order to as well as possible be able to teach the complexity and logics of construction of the identity. This teaching is a major challenge within the European Union which pains still today to release a clear vision of its identity. This identity can be only complex and multicultural and must thus exceed the processes of identity construction national without discrediting nor to deny the latter.
Today, the European Union is on the way to obtain a Constitution, therefore of rules of life and common values by the means of a political project. However there is a deep shift between what imply a European citizenship and the conscience that have some the European people.
The recent countryside chief clerk in France on the European Constitution shows once more how much the national framework remains prevalent in the modes to think. No one cannot say yet the long-term consequences of the rejection of the Constitution by the people French and Dutch but there remains certain that the open crisis within the European Union is major and durable.
However we are convinced that the European citizenship carries in itself the values and logics of a world citizenship. For this reason the European project remains unquestionably carrying progress, for Europe and the world, and it is necessary to work with better teaching the means of being able to include/understand but also to live and share the European adventure. The role of teach is for this reason of primary importance. It must have incorporated itself a "complex thought" (see work of Edgar Morin on this subject) and intercultural in particular by the training of the foreign languages and several experiments of life abroad.
The principal goal of our voyage is thus to know and more include/understand in order to divide, to teach this knowledge and this comprehension. Having the experiment necessary to such a company (see CV), we will intervene (a great flexibility will enable us to answer different requests so necessary) in college and high school of each country crossed in order to undertake several intercultural activities to it and a sensitizing to the European citizenship (details are available in the file of our project “Dream of Europe” that you can download on our Webblog: http://reve-europe.blogspirit.com).
Our project is patron by the Council of Europe under the programme “2005, European Year of Citizenship through Education”
Such is thus the goal of our voyage: quite simply to combine practical theory and, to teach intercultural complexity and logics all while living them with the daily newspaper, to make become aware of what is the European identity while staining to be oneself a little nearer, from the lived experiment and summons it acquired knowledge, of what can be an European.
Two protagonists of the voyage:
MOUILLET Yves, 24 years, of French nationality by his father and Polish by his mother, European French foreign language Master finished. Having carried out many stays abroad, it in particular spent 6 months to Spain as an Erasmus student and an teacher to the University of Ciudad-Real. It then remained 6 months in Germany as a professor within the French Institute of Leipzig, (we quote only our "long" stays abroad punctuated of a professional experience). Last year he was a French foreign language professor at the University of Nancy 2. He was also a president of Young Nancy Europeans is met of work the program "Europe at the school". He speaks usually Polish, German, Spanish and English.
PIERPAOLI Michel, 25 years, of French nationality finishes its studies this year by the realization of a European Master in La Sorbonne University. Historian of formation, Michel knows Germany well y to have worked on several occasions with Frankfurt-am-Main. He also carried out the previous year a European Voluntary Service in Poland, 6 months, in Katowice. It worked in the European regional center of information youth and carried out many interventions in the Polish school establishments. Last year, he was in charge of mission for the project of Young Europeans France entitled "Europe at the school". This project is supported by the Ministry for National Education and the Council of Europe. Michel speaks usually English and has a good Polish and German level.
Crossed route and countries:
The crossed countries will be thus, initially: Czech Republic, Slovakia, Hungary (the island of Malta will be avoided because of its difficult and expensive accessibility), Slovenia, Croatia, Bosnia-Herzégovine, Albania, Macedonia and Serbia Montenegro. Above Serbia Montenegro we will continue by the two future members planned for 2007: Romania and Bulgaria but also Moldavie. Turkey which is responsible of the debate on the identity and the borders of the European Union and Cyprus. One countrie of Eastern Europe: Ukraine (Bielorussia will be avoided because of its political regime and Russia because of a lack of time). Finally we will finish our circuit by Estonia, Latvia, Lithuania and Poland.
Duration of the voyage:
We thus wish to traverse these 21 countries in 9 months. Covered geographical space, although important, nevertheless is voluntarily limited in order to allow us to at least spend 15 days in the smallest countries (Slovenia, Estonia, etc.) up to 30 days for most important of them (Poland, Turkey, etc).
Means of transport:
Eager to preserve a perfect freedom of mobility, we hope to move on board a vehicle of the van type of great dimension, this one acting as motor home (dormitory, "office", storage of the material and food, etc). We will also have two bicycles at our disposal. We bought a Ford Transit FT 190 that we built ourselves as a camping car. You can watch the photos of the construction on our Webblog: http://reve-europe.blogspirit.com
Budget:
Total budget of approximately 26500 €.
We are sponsored by the European Commission, the french Ministery of Europeans Affairs, the french Ministery of Youth, the French Youth Europeans and the French European Mouvement associations, the french city of Nancy and we won different concours.
September 2005.
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Bratislava
Du Jeudi 12 janvier au mercredi 18 janvier.
Je m’empare du volant, mais après quelques mètres, un bruit assourdissant retentit : BOUM!!! Notre armoire vient de s’effondrer à l’intérieur de la camionnette : délicieux présage : tout ce rangement qui nous attend....
Nous arrivons à Bratislava, et nous garons à proximité de la partie historique de la ville. Rapidement nous trouvons l’office de tourisme, nous dirigeons vers un Internet café, et précisons notre rendez-vous pour le lendemain.
Nous passons la soirée dans un pub irlandais. Quel plaisir de lire la presse internationale… J’effectue un tour de table pour interroger les quelques clients du pub sur notre sujet de prédilection : l’Union européenne… Un homme d’affaire autrichien de 55 ans me dira : les Français sont opportunistes, en plus ils ont toujours leurs mots à dire… Un Français m’interpelle, il engage la conversation. Celle-ci prend rapidement une tournure existentielle. Ce jeune homme âgé de 35 ans a décidé de consacrer sa vie à l’entreprise. Il ne cache pas son objectif : s’enrichir afin d’acquérir le plus de biens possibles. Toutefois, voyager dans des pays qu’il qualifie de pauvres, lui a permis de constater la pauvreté de son existence qu’il n’est pourtant pas prêt à renier.
Le lendemain, nous trouvons l’école sans trop de difficultés. Tout va pour le mieux. Michal, professeur de chimie, responsable de la section bilingue, nous accueille à bras ouverts, nous présente le reste de l’équipe. Nous faisons deux interventions, puis les professeurs nous invitent à manger, et vont même jusqu’à nous offrir la nourriture de leur propre assiette… Michal Fallath a la bonne idée d’interpeller une élève dans le couloir qui nous offre l’hospitalité pour le week-end.
Celle-ci nous guide jusqu’à la poste. Là, c’est la surprise la plus totale. La poste est bondée, nous devons attendre pas moins de trente minutes, avant d’envoyer une simple lettre. Les jeunes femmes qui travaillent au guichet ne peuvent à la fois accueillir les clients et traiter en même temps tout le courrier… Nous nous dirigeons ensuite vers un bar Internet à la mode. Là encore, la société occidentale est présente dans toute sa splendeur : écran géant, meubles modernes, musique d’ambiance uniforme, quelque soit le pays traversé. Assez de subir ce matraquage musical, o combien déplaisant…
La jeune fille qui nous accueille se prénomme Aléna, elle est âgée de 19 ans, ouverte, elle semble ravie de nous accueillir. Elle est vraiment sympathique, mais la désormais routinière présentation devient quelque peu agaçante. Elle nous guidera jusqu’à son village : Most pri Bratislava. Une chambre est déjà prête. Nous effectuons les présentations d’usage...
Le lendemain, Aléna nous propose de rendre visite à ses grands-parents. Nous acceptons avec joie. C’est en effet l’occasion pour nous d’effectuer un questionnaire auprès de véritables autochtones. D’autant plus une vielle génération. Il apparaît bien vite que les grands-parents n’ont pas véritablement voulu l’indépendance de 1993. Les politiques ont pris cette décision à l’insu du peuple disent-ils… En 1989, certes la fin de la guerre froide annonce de grands changements. Mais eux ne l’ont pas véritablement sentie. Après-midi vraiment fructueuse, nous constatons l’efficacité de l’endoctrinement communiste. Les gens ne font pas preuve d’un esprit critique aiguisé, et continuent à vivre sans réelles compréhensions des bouleversements qu’ils vivent pourtant. Loin de montrer de la satisfaction de s’être libérés du joug communiste, ils expriment bien d’avantage leur peur face à un avenir incertain.
Le lendemain, nous avons la chance de déguster quelques spécialités slovaques : le plat national : le Bryndzove Halusky, sorte de quenelles de pommes de terre ainsi que la Kapustnica, une soupe épaisse au chou et à la saucisse fumée à laquelle on peut ajouter des champignons. Aléna nous affirme en souriant, que dans le village, l’un de ses voisins s’est fait assassiner par la mafia slovaque… Voilà qui est rassurant…
Nous interrogeons ses autres grands-parents, la télévision restera allumée tout au long de notre entrevue. Nous verrons de vieilles séries américaines qui ont infesté l’Europe : Santa Barbara, Dallas… Même des séries françaises : Julie Lescaut, Navarro… Puis le bouquet final : un simili western français avec des actrices de renom telles que Claudia Cardinal, Brigitte Bardot… Eh oui, la tyrannie du plaisir continue, la virilité habituelle des westerns laisse place à un érotisme de seconde zone. Autant de Topless habillées en cow-girl désarmant, à coup d’exhibitionnisme, « les gâchettes les plus chevronnées » ; ce spectacle se passe de commentaires!!! Quelques alcools nationaux nous sont servis pendant l’interview, la Slivovica : une eau de vie à la prune, ainsi que la borovicka, une boisson aux baies de Genièvre, auxquelles nous ne manquons pas de faire honneur, le plus souvent malgré nous…
La Slovaquie est un pays plus jeune que la république Tchèque, leur premier combat a été celui de la validité de leur langue. D’autant plus qu’ils ont toujours été occupés par quelqu’un… L’engouement du grand-père est vraiment touchant, celui-ci nous joue ses souvenirs avec beaucoup d’entrain et de fierté… Le petit ami de la maman d’Aléna nous dira avec une pointe d’humour : "Avec toute cette bureaucratie franco-française, heureusement qu’un petit pays rural est entré au sein de l’Union Européenne, il pourra la désengluer voire la sauver…"
Le jour suivant nous avons rendez-vous avec le premier conseiller de l’ambassadeur. Nous pénétrons dans l’enceinte de l’ambassade, présentons nos passeports. M. Rouard nous écoutera avec beaucoup d’attention, puis nous présentera à l’attaché de coopération linguistique M. Rimbert. Mission accomplie : nous avons réussi à obtenir divers contacts, à travers l’Europe, ainsi qu’une attestation rédigée de la main du premier conseiller.
Après avoir englouti notre repas, nous répartissons nos tâches. Je cherche la maison de l’Europe, ainsi que les journalistes. Michel, quant à lui ira à l’université. Je goûte aux joies de l’escapade citadine, visite la Tour Saint-Michel, le Palais Primatiale, le Théâtre National Slovaque… Je me dirige ensuite vers le bar Internet. Je ressasse les raisons qui nous ont poussés à faire ce voyage. Je me souviens des ouvrages que je lisais durant mon enfance, notamment les conquérants de l’impossible de Philippe Ebly. De façon machinale j’écris le nom de cet auteur qui nous avait marqués un ami d’enfance et moi-même. Je lis avec enthousiasme les résumés de la plupart de ses ouvrages : Destination Uruapan, Le naufragé des étoiles… Un flot d’émotions m’envahit. Quel bonheur !!! Mon enfance ressurgit, ces espaces oubliés, ce temps retrouvé valent toutes les virtualités possibles, avec cependant une émotion bien réelle…
Les enseignants nous ayant proposé de nous restaurer en leur compagnie le jour suivant, nous attendons patiemment dans la salle des professeurs... Après une demi-heure d’attente, nous commençons à nous poser des questions : qu’en est-il de ce repas ? Finalement, l’un d’entre eux nous emmène manger en quatrième vitesse, les élèves ne disposant que d’une pause de 15 minutes pour se restaurer !!!
C’est donc le cœur léger mais le ventre lourd que nous effectuerons ces interventions… Les élèves nous feront diverses remarques : c’est bien vous tentez de nous ouvrir les yeux sur certains sujets clés… L’un d’eux, lorsque nous leur demandons s’ils connaissent la devise européenne, s’exclamera en riant : Vive la Slovaquie ! Selon eux l’Europe est un beau projet, mais demande tellement de travail et d’investissement…
Vers la fin de l’intervention, une jeune journaliste, accompagnée d’un photographe nous interviewe. Michel termine l’intervention seul pendant que je m’entretiens en espagnol avec la journaliste… Celle-ci me fait visiter le journal dans lequel elle travaille : le SME. J’observe avec intérêt les journalistes en train de s’affairer... Je discute ça et là, puis prends congé… Je me dirige ensuite, frigorifié vers une cabine téléphonique pour contacter le Gymnasium de Banska Bistryca. Je parviens à contacter Elena Sasinkova, responsable de la section bilingue. Nous convenons d’un rendez-vous pour le lendemain.
Yves Mouillet.
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