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04 March 2006

Analyse Slovaquie

 

 

SLOVAQUIE

 

 

Notre séjour de 18 jours en Slovaquie fut remarquablement complet. Trois grandes villes (Bratislava, Banska Bystrica et Kosice), 14 interventions dans les écoles et 7 familles qui nous ont offert l’hospitalité.

 


     

    Bratislava

 

Arrivés à Bratislava le 12 janvier, en fin d’après-midi, nous dormirons le premier soir dans notre camionnette. Mais dès le lendemain, et jusqu’à la fin de notre séjour en Slovaquie, nous bénéficierons de l’hospitalité des élèves devant lesquels nous intervenons ou de celle de lecteurs français présent dans les lycées bilingues.

En effet, tous les professeurs qui nous reçoivent font preuve d’une rare gentillesse et se font un devoir de nous trouver des élèves prêts à nous héberger. Nous en sommes d’autant plus satisfaits que nous échapperons ainsi à la terrible vague de froid venu de Sibérie qui a fait descendre les températures en dessous des -20°. De ma vie je n’ai pas souvenir d’avoir eu aussi froid !

 

 

    Une inoubliable hospitalité

 

En logeant dans ces familles nous réalisons le « voyage humain » auquel nous aspirons. Par exemple, à Bratislava, nous logerons dans la famille d’Aléna, dans un petit village, Most pri Bratislava (le pont avant Bratislava) à une dizaine de kilomètres de la capitale.

Le week-end, nous rendrons visite, tour à tour, à ses quatre grands parents. Seront présent également des oncles et tantes et les parents d’Aléna. Par deux fois nous aurons plus de trois heures de discussion.

        

 

            Apprendre au contact d'autrui...

 

Nous voulons tout savoir. Ont-ils encore des souvenirs de la Seconde Guerre mondiale ? Quel était leur travail ? Quels souvenirs gardent-t-ils de leurs années passées ? Comment ont-ils vécu les événements de 1989, lors de la chute du communisme ? Ceux de 1993, lors de la séparation de la Tchécoslovaquie ? Que pensent-ils de l’adhésion à l’Union européenne ? Se sentent-ils Slovaques, Européens ?

Nous récolterons une foule d’informations et parmi elles certaines seront inattendues. Durant nos deux interviews, avec ces trois générations réunies, le cliché des temps infâmes du communisme tombe. D’ailleurs pour les quatre grands parents « c’était mieux avant ! ». Les parents d’Aléna n’iront pas jusque là, mais il est très clair que les temps présents sont chargés de nouveaux problèmes qui n’existaient pas avant.

Nous les interrogeons sur 1989. Qu’ont-ils éprouvé à ce moment là ? Nous répéterons une bonne dizaine de fois la question, en l’expliquant sous tous les angles possibles, pour finalement constater l’évidence : ils n’ont absolument RIEN ressenti. Ni joie, ni tristesse, ni espoir... Tout juste savaient-ils ce qui se passait. Une seule chose les inquiétaient : qu’allait-il se passer maintenant ? Et qu’allons nous faire sans les Russes ?

 

          ... d'autres points de vue!


Nous sommes bluffés ! Pour nous Européens de l’ouest (dans les pays que nous avons traversés on nous appellent aussi les « Occidentaux »), il est tellement évident que la chute du Mur de Berlin, qui entraîne dans son sillage celle du communisme, est une grande victoire de l’humanité, de la démocratie sur la tyrannie. Pour eux, ils ont avant tout perdu beaucoup de sécurité. Ils se fichent pas mal de la démocratie, ce n’est qu’une autre forme de gouvernement.

Nous leur parlons de l’idéal européen d’union entre les peuples. On nous répond que l’URSS avait le même idéal, mais ils conviennent que cela ne se fait pas de la même manière... Ouf !

Il n’empêche, aujourd’hui il y a énormément de chômage, des inégalités beaucoup trop importantes, scandaleuses, les possibilités théoriques de faire beaucoup de choses, sauf que la nouvelle tyrannie de l’argent empêche cette possibilité de se réaliser pour la majorité.

Enfin nous terminons sur la séparation de 1993. Verdict ? « Ce sont deux imbéciles de politiciens qui ont décidé cela ! ». Apparemment les Slovaques ne voulaient pas franchement cette séparation, en tout cas pas ceux que nous avons rencontrés.


Nous constatons une fois de plus le décalage fréquent entre théoriciens intellectuels et les attentes du « monde réel ». Des repères identitaires, ne pas subir la domination d’une autre culture ou d’un autre pays, une certaine égalité entre les hommes et de quoi vivre décemment, dans une certaine stabilité, en SECURITE, voilà ce que semble avant tout rechercher les êtres humains. Le bon système est celui qui saura assurer ces priorités.

 

 

    Les défis qui attendent l’Union européenne

 

Et ce n’est pas ce que fait l’Union européenne aujourd’hui, même si, dans les livres et dans la réalité, c’est une réalisation humaine fantastique que j’affectionne particulièrement. Mais il ne faut pas confondre théorie et réalité.

L’Union européenne peine à se forger une identité, faute de quoi elle favorise le repli identitaire. Elle donne l’impression de ne pas jouer son rôle en ce qui concerne la protection du citoyen mais plutôt de défaire les règles établies et de se plier au diktat de l’économie mondiale, ce qui est tout de même en partie la vérité. Les inégalités n’ont jamais été aussi grandes et l’instabilité mêlée de précarité est toujours plus importante.

Bref, dans ces conditions, les demandes de stabilité et de sécurité minimale ne sont pas remplies. Et faute de projet clair et cohérent, le futur est incertain, il fait peur, il facilite le repli sur soi, l’individualisme et le nationalisme.

Il ne faut donc pas s’étonner que l’Union européenne ne réussisse pas à faire chavirer le cœur des Européens. Ces populations qui ont fait tant d’efforts pour devenir des « membres officiels » sont aigries, déçues. Pourtant une touche positive subsiste : tous nous disent que « plus tard, puisque nous faisons parti de l’Union européenne, ce sera mieux ! ». Il faudra prendre garde à ne pas décevoir ce dernier espoir !

 

 

    Un rapport complexe au voisin tchèque

 

Les interventions que nous réalisons semblent toujours, pour la majorité d’entre elles, beaucoup plaire aux lycéens comme aux professeurs que nous rencontrons.

Nous n’apprendrons rien de particulier si ce n’est l’attraction majeure qu’exerce sur eux aussi la ville de Prague pour aller y étudier. Rien ne les distingue fondamentalement de leurs voisins Tchèques desquels, d’ailleurs, ils se sentent encore très proches.

Une élève nous avouera même qu’elle se sent « tchécoslovaque » entraînant l’indignation bruyante de ses camarades de classe. Nous leur demandons immédiatement « pourquoi une telle réaction ? » Vous l’aurez deviné, personne ne sera capable de nous répondre !


    La brûlante question magyare


 

Au sujet des problématiques identitaires, il faut évoquer la « question hongroise ». Sur une population de 5 millions d’habitants, la Slovaquie compte une minorité de 600 000 hongrois, pour la grande majorité d’entre eux localisés dans le sud du pays.

Il faut savoir que la Slovaquie a toujours été une partie de la Hongrie jusqu’au démantèlement de cette dernière après la première guerre mondiale et le fameux « Traité de Trianon ». L’histoire de ce petit pays est donc très récente et le rapport avec les Hongrois difficile, en particulier avec la minorité qui vit dans le pays.

Nous n’avons pas senti de réelle haine à leur encontre mais une certaine animosité. Les Slovaques nous ont souvent fait part des droits trop élevés, à leurs yeux, dont bénéficient la minorité hongroise. Ces derniers deviendraient même parfois discriminants à l’encontre des Slovaques, toujours selon eux.

Quant au grand-père d’Aléna il nous avouera qu’il n’aime pas les Hongrois, mais il a l’intelligence d’ajouter que c’est normal car il a toujours appris, à l’école, que les Hongrois ont dominé les Slovaques pendant 1000 ans. Quoi qu’il en soit, les rapports entre ces deux nationalités restent tendus !

 

 

    L’explosive question tzigane


 

Enfin nous terminerons par la « question tzigane ». Celle-ci est réellement explosive ! Même si nous ne l’avons pas ressenti directement, les nombreux témoignages de nos amis lecteurs rencontrés dans le lycée bilingue de Kosice semblent confirmer que le racisme à l’encontre des tziganes reste omniprésent, normal, même parmi les plus jeunes. La « question tzigane » concerne plusieurs millions d’individus, 5 millions me semble-t-il, présent avant tout en Slovaquie, Hongrie et Roumanie. Nous pourrons y revenir prochainement.


 

Reste que notre séjour fut donc, néanmoins, très complet, ponctué d’excellents souvenirs (voir les notes « Bratislava », « Banska Bystrica » et « Kosice » dans la rubrique « Où sommes nous ? » de notre blog). Mais, une fois de plus, 18 jours restent bien peu de chose pour se faire une idée précise du pays. Nous repartons néanmoins très satisfaits de tous ces visages, ces familles, ces discussions, ces villes et ces interventions dans les écoles, dont regorge notre boîte à souvenir.

 

 

PIERPAOLI Michel

michelpierpaoli@yahoo.fr

 

 

 

 

LA SLOVAQUIE, EN BREF:

 

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Son nom :

« Slovensko » (i.e. : la Slovaquie) est le « Pays des Slovaques », peuple slave.
N.B. : Le terme générique « slave » viendrait (étymologie contestée qui n’a aucune véritable base scientifique sérieuse...) de « slovo » (i.e. : « langage, mot »). Il s’agit là d’un terme ethnocentrique par lequel les peuples en question se désignent effectivement.
Considérant là que ceux qui parlent d’« autres langues » ont, à leurs yeux, des langages complètement incompréhensibles (et ne « sauraient » donc pas vraiment parler...).

 

Superficie :

49 035 km².

 

Drapeau :

medium_800px-Flag_of_Slovakia.svg.pngLe drapeau national de la Slovaquie est un drapeau tricolore horizontal « bleu, blanc, rouge » rappelant les couleurs panslaves du XIXe siècle.
Un drapeau frappé d’un écu : y figure, sur fond rouge, la double croix (patriarcale) argentée de Hongrie surmontant une représentation stylisée des trois grandes montagnes du pays (Mts Tatras, Nitra et Fratra).

 

Hymne national :

« Nad tatrou sa blyska » (i.e. : « Au-dessus des monts Tatras, brille l’éclair ») : chant de la révolte slovaque de 1848, contre les Hongrois (un texte du poète Janko Matuska, élève de l’érudit Ljudovit Stur, sur un air folklorique populaire).
Un hymne adopté, en 1918, en tant que seconde partie de l’hymne national tchécoslovaque (texte confirmé, en 1993, en tant qu’hymne national slovaque).

 

Fête nationale :

En Slovaquie on commémore les 1er janvier (jour de l’indépendance, acquise en 1993), les 1er septembre (jour de la Constitution, de 1992) et tous les 29 août (anniversaire du soulèvement national slovaque de 1944, contre l’occupation nazie).

 

Capitale :

La capitale de la Slovaquie est la ville de Bratislava (i.e. : « la ville du Roi Brétislav ») : un nom récent en fait recréé de toute pièce (puisque ne datant, en fait, que de 1919...).
Auparavant (avant 1919) cette ville était anciennement appelée Presporok (en slovaque), Poszony (en magyar) ou Presbourg (en allemand) et fut la capitale du Royaume de Hongrie de 1526 à 1783 (Nb : Y ont d’ailleurs été couronnés onze rois et sept reines de Hongrie).
N.B. : La ville de Bratislava (voir illustrations retenues, ci-dessus) compte, aujourd’hui, entre 450 000 et 500 000 habitants.

 

Principales grandes villes :

Banska Bystrica, Kosice, Martin, Nitra, Poprad, Presov, Trencin, Trnava, Zilina.

 

Population :

La Slovaquie compte aujourd’hui près de 5,4 millions d’habitants dont 85% de Slovaques, 10,5% de Magyars (ou Hongrois), 01,5 à 03% de Tziganes (Roms).

 

Langues parlées :

Le slovaque (langue officielle, obligatoire dans l’administration depuis une loi de novembre 1995).
Avec de nombreuses minorités hongroises (magyarophones), tziganes (rom), tchèques, moraves, ruthènes, ukrainiennes, germanophones, polonaises.

 

Religions principales :

Catholicisme (de 50 à 60%), Protestantisme (entre 05 et 20%), Uniates (03,5% : Chrétiens de rite oriental « gréco-byzantin » mais reconnaissant l’autorité spirituelle et morale du Pape de Rome), Orthodoxie (0,5%).

 

Adhésion à l’Union :

Pays candidat à l’adhésion à partir de juin 1995, reconnu en tant que tel par les pays de l’Union à partir de février 2000, la Slovaquie entre dans l’Union européenne le 1er mai 2004 (comme prévu par le traité de Nice de décembre 2000).

 

Formalités de séjour :

Pour séjourner en Slovaquie, tout ressortissant d’un pays de l’Union doit se munir de ses pièces d’identité (carte d’identité ou passeport en cours de validité).

 

Régime politique :

La République de Slovaquie est une République parlementaire.
Le chef de l’État (président de la République), élu au suffrage universel pour cinq ans, nomme le premier ministre en fonction du résultat des élections législatives au « Conseil national », (chambre unique aux pouvoirs étendus de 150 députés élus pour quatre ans).
Nb : Les prochaines élections législatives slovaques -scrutin anticipé devant initialement avoir lieu en septembre 2006- auront finalement lieu en juin 2006.
S’il est alors très probable que le parti populiste d’opposition « Smer - Démocratie sociale » remporte ce prochain scrutin (puisque profitant du mécontentement des citoyens vis-à-vis des actuelles réformes libérales du gouvernement de coalition...) il est en revanche beaucoup moins sûr qu’il puisse cependant vraiment former un gouvernement majoritaire.

 

Actuel président de la République :

Ivan Gasparovic.

 

Actuel (premier ministre) :

Mikulas Dzurinda (chef de l’actuelle majorité parlementaire).

 

Monnaie :

la Couronne slovaque (SK) (1SK = 100 haleru).
N.B. : la Slovaquie projette de rejoindre la zone euro en janvier 2009.

 

Économie :

L’économie de la Slovaquie a longtemps pâti de son image de pays aux industries lourdes non performantes, non compétitives et sans débouchés, génératrices d’un fort taux de chômage. Or cela est précisément en train de changer.
La croissance économique de l’économie slovaque est aujourd’hui bonne (croissance du PIB : +5,5%) et se raffermit, dopée par l’intérêt des investisseurs par la faiblesse des coûts de main d’oeuvre et par le cycle de privatisations actuellement en cours.
Néanmoins, la Slovaquie est aujourd’hui la partie la moins développée de l’ancienne Tchécoslovaquie (et l’un des pays les plus pauvres de la nouvelle Union à 25), avec un PNB de seulement 1 900 euros (à comparer avec les 2 730 euros de PNB pour la République tchèque voisine, et les 23 660 euros pour la France).

 

Un peu d’Histoire :

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Les armoiries de Slovaquie

C’est probablement sur l’actuel territoire de la Slovaquie que ce sont produits deux événements importants pour l’histoire des peuples slaves : la création d’un tout premier état slave indépendant (la « grande Moravie », aux VIIIe et IXe siècle) et le début de leur évangélisation (par des moines orthodoxes venus de Constantinople : Cyrille et Méthode).
Après avoir passés environ 1000 ans sous la domination hongroise (à partir de 907) puis dans le cadre de l’Empire des Habsbourg (à partir de 1526), la Slovaquie (alors « haute Hongrie ») accédait - en 1918 - à une ’’autonomie supérieure’’ dans le cadre de la nouvelle République tchécoslovaque.
Une république de Tchécoslovaquie bientôt fédérale (1969) dont elle forme alors l’une des composantes. Mais non sans exprimer, souvent, quelques velléités indépendantistes (comme dans les années 1930 et à l’occasion de la seconde guerre mondiale).
Une république de Tchécoslovaquie dont elle se séparera donc en 1993 : lors du fameux « divorce de velours », alors pacifiquement négocié avec la Tchéquie (ou République tchèque).

 

Personnages célèbres :

Le Roi Svatopluk (Fondateur du royaume médiéval de « Grande Moravie », il règne au IXe siècle), le « héros » national Janosik (Bandit d’honneur et « Robin des bois » slovaque aux temps modernes, au XVIIIème siècle),
Les érudits Ljudovit Stur, Jan Kollar, Pavel Jozef Safarik (dont l’Université de Kosice porte le nom) et l’abbé Anton Bernolak (codificateurs de la langue slovaque, au XIXe siècle),
Milan Stefanik (patriote slovaque, héros de la « grande guerre » et co-fondateur de la Tchécoslovaquie), l’ abbé Hlinka (Leader politique slovaque - national-populiste - de l’entre-deux-guerres), Mgr Josef Tiso (Dictateur clérical, allié aux nazis durant la seconde guerre mondiale), Alexandre Dubcek (l’homme du « Printemps de Prague » de 1968 et chantre du « Socialisme à visage humain« ), Vladimir Méciar (PM populiste, « Père de l’indépendance recouvrée« , en 1993),
Ivan Lendl (joueur de tennis), Stefan Banic l’ingénieur et génial inventeur du parachute (en 1913), Andy Warhol (le plus célèbre slovaque de la « diaspora »), Adriana Skleranikova-Karembeu (mannequin)...

Pour en savoir plus :

  informations pratiques et agenda culturel : www.france.sk et www.slovakiatourism.sk.
  La Slovaquie sur wikipedia.

 

Sources images et photos: http://fr.wikipedia.org 

13:40 Posted in ANALYSES | Permalink | Comments (0)

03 March 2006

Kosice

Du Mardi 24 janvier au lundi 30 janvier.


  
Nous nous levons tôt, préparons nos affaires, et nous apprêtons à partir ; contre toute attente, notre camionnette refuse de démarrer !!! Le froid aura eu raison de nos deux batteries respectives… Après quelques heures d’attentes, nous remercions chaleureusement nos hôtes de Banska Bystrica pour leur accueil et leur gentillesse et nous dirigeons vers Kosice situé à l’est à environ 200 km…

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Rien à signaler durant cette traversée si ce n’est, l’éternel tintamarre musical que diffuse la radio. Horreur et damnation !!! Nous en avons plus qu’assez de ces tubes diffusés en boucle : une dizaine de fois par jour pour raison commerciale. 

Joël, lecteur de chimie au lycée bilingue de Kosice viendra nous accueillir. Il nous amène dans un bar où nous attendent Jan et l’ensemble de la communauté française. Jan, un jeune homme de 17 ans m’accordera l’hospitalité. Arrivé devant son appartement, il ne peut s’empêcher de se justifier : désolé d’habiter dans de telles conditions, l’influence communiste, tu sais !!! Son humour ne manque pas de piquant mais témoigne de son habitude à subir le regard des autres Français, comme il le dira lui-même.

Ceux-ci, pour la plupart, ne parviennent pas à réfréner leur jugement, bien souvent trop hâtif et irrévérencieux. Leur attitude dû à une certaine ignorance peut être interprétée pour de l’arrogance, attention donc messieurs les Français…

 


medium_PICT0017.2.JPGNotre première intervention a lieu le lendemain vers 10 h00 dans le réfectoire… Nous déjeunons ensuite à la cantine où une table nous est réservée… Jan, accompagné d’une amie nous sert de guide, nous écumons les magasins spécialisés, afin d’imprimer notre carte de visite. Notre excursion dure toute l’après-midi et se solde une fois de plus par un échec. Kosice se révèle être une ville dotée d’un centre original, mais le froid nous empêche d’en apprécier les charmes.


Me voici le jour suivant, contre toute attente, confronté à un public hétérogène de 8 à 15 ans, ainsi que d’une dizaine de professeurs, 150 personnes regroupées dans une salle de conférence. Quelque peu décontenancé, je m’efforce de faire bonne figure, dans quelle langue vais-je bien pouvoir m’exprimer ? J’opte rapidement pour l’anglais. A la demande des élèves je m’exprimerai aussi en allemand. Je parviens à gérer la situation, non sans difficultés. Valika traduira, puis expliquera les quelques concepts trop difficiles à comprendre. La salle est équipée d’un vidéo-projecteur me permettant de présenter quelques photos de notre voyage.

medium_PICT0024.JPGLa fin de l’intervention est ponctuée d’une salve d’applaudissements…Cette séance organisée de façon complètement spontanée s’est déroulée finalement sans encombres… La plupart des élèves vont même jusqu’à me demander… Un autographe !!! Je ne me fais pas prier et distribue allégrement, signature et sourire. Enfin je quitte cette atmosphère joyeuse, et regagne le froid.

Une intervention doit bientôt commencer, il s’agit de ne pas arriver en retard... Je me précipite… Michel m’attend déjà.  Nous prenons garde, comme à l’accoutumée, de rester pédagogue.

 


De retour dans ma famille d’accueil slovaquo-hongroise, je m’efforce de communiquer en polonais avec la maman qui me répond en slovaque… Nos conversations sont souvent approximatives mais auréolées de bienveillance et de respect commun.

L’heure est grave, nous nous apprêtons à aller à un enterrement à 150 km à l’est de Kosice. Nous nous levons auparavant à 5h du matin, j’ai, en effet, promis d’aller courir avec la maman de Jan, qui participe régulièrement à des marathons !!! Quel plaisir de renouer avec ce sport que j’affectionne tant, mais quelle folie d’aller courir lorsque la température avoisine les – 15 degrés!!!

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Une préparation préalable est nécessaire ; application de crème protectrice sur le visage et autres rituels sont de rigueur. La magie opère peu à peu. Les étoiles scintillent, la neige crisse sous nos semelles. Les kilomètres défilent à un rythme tranquille. Une douche salutaire me réconforte.

En route !!! Direction la gare, l’ambiance est sereine. Jan lit le père Goriot de Balzac. Je m’efforce de lui expliquer les mots les plus ardus et m’interroge sur le bien-fondé d’imposer un ouvrage, inaccessible pour la plupart des Français, à un public de jeunes Slovaques ne disposant pas du niveau de langue nécessaire, ni la maturité, pour en saisir toutes les nuances.

A la gare, changement de décor : deux hommes nous accueillent les yeux rougis. Nous nous rendons dans un village qui regroupe une communauté de Hongrois. La grand-mère nous accueille nous accueille à coup de egichigedre, et de larges sourires. Jan m’explique que la menace bohémienne est omniprésente : ils volent des poules, même les chiens pour les manger… Je remarque petit à petit les difficultés que connaît le village.  Beaucoup d’Hommes, 1 sur 3, selon Jan boivent énormément afin d’oublier leurs problèmes, la vie difficile. 1 sur 5 bat sa femme.

 
La communauté Hongroise n’est guère appréciée des Slovaques pour des raisons historiques (la Slovaquie faisait partie de la grande Hongrie jusqu’au traité de Trianon de 1920). Enfin, nous rejoignons Pecho et le reste de la famille, l’église est comble. Le pasteur vêtu de ses habits de cérémonie psalmodie quelques prières, nous nous levons. Je ne comprends évidemment rien. Les hommes, pour la plupart chantent très fort, pas forcément très juste. Toutes les femmes, surtout les plus âgées portent un ensemble similaire : un chapeau noir, des vêtements noirs… Le cercueil est disposé au centre de l’église. Des fauteuils très confortables sont réservés au proche de la famille. La cérémonie touche à sa fin, les fidèles se dirigent comme un seul homme, direction le cimetière. Un trou béant accueille le cercueil, celui-ci est rapidement recouvert de terre par les porteurs. La besogne accomplie, chacun s’éloigne ; nous nous rendons chez l’oncle de Jan.

Là encore l’accueil est exceptionnel, l’alcool coule à flots, les mets servis sont d’une qualité exceptionnelle, viande, salade typique hongroise… Je communique avec des gestes, beaucoup de sourires, de nombreux Hongrois ne parlant même pas slovaque : notre voyage est décidément avant tout humain.

 

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Le jour suivant, j’ai la chance d’accompagner Jan à l’une de ses répétitions, sa spécialité : le trombone… Toute la famille m’accompagne jusqu’à l’arrêt de bus. Le cœur serré, je fais mes adieux à cette famille qui se sera montrée si généreuse à mon égard.

Nous terminons notre séjour à Kosice chez Fanny, une autre lectrice du lycée bilingue. Les soirées sont ponctuées de longues conversations : chacun y va de son anecdote, notamment Virginie, lectrice à l’Université, qui nous narre ses aventures à Rostov, en Russie… Echange de bourlingueurs patentés…

 

Yves Mouillet

yvouche@yahoo.fr

02 March 2006

Classe de Madame Zdenka Zapotocka, Prague

Merci à Madame Zdenka Zapotocka et à ses élèves de nous avoir fait parvenir leurs témoignages. Ces derniers sont, pour nous, très importants pour comprendre davantage le sentiment des jeunes que nous rencontrons et afin de pouvoir le partager avec les visiteurs de notre blog. 

Intervention du 9 janvier 2006 au Lycée Jana Nerudy

 

1)

J’ai vraiment apprécié votre Intervention en classe. Je trouve, que vous nous avez présenté un thème bien important dont nous ne parlons pas trop.

Je trouve la promotion d’un civisme européen très important. La démocratie nous apporte une possibilité de choix. On doit se rendre compte de cet avantage et devenir citoyen dans le vrai sens du mot.

 

Je trouve que, par exemple, pendant nos cours, on ne traite pas profondément ces questions de la citoyenneté. Il serait très bien d’avoir aussi l’enseignement spécialisé sur les questions concernant la citoyenneté d'une discipline à part entière …

Je pense que vous nous avez donné à penser. J’ai un peu regretté le manque de temps pour le développement de la discussion comme nous étions tous un peu timides au début

Bonne chance encore avec votre projet et bon voyage !

 

Barbora Bartunkova

 

2)

Bonjour

J´ai trouvé votre intervention intéressante bien que je n´aie pas appris de choses nouvelles. Mais il m´a paru proche car j´aimerais m´occuper par la société dans le futur. Votre intervention était selon moi bien programmée mais il est dommage qu´on n´avait plus de temps d´en parler plus profondément. Je suis persuadée que vous avez beaucoup d´expériences en ce qui concerne la culture différente dans les pays divers, donc j´aimerais bien les entendre.

Vous demandez quel est mon rêve d´Europe. Je ne sais pas, je n´en ai jamais réfléchi. J´avais „seulement" pensé au Monde uni. L´Europe n´est pas tout, c´est seulement l´un des six continents.

Merci et au revoir,

 

Dominika Vyhnankova

 

3)

J´ ai trouvé cette intervention intéressante.

Vous avez parlé de beaucoup de choses concrètes mais j´ai déjà su la plupart d´eux…

Non, parce que l´ Europe est pour moi le plus proche possible. La République Tchèque est un membre de l´ UE.

Oui, les supports utilisés étaient suffisants.

J´ aurais aussi aimé avoir votre itinéraire…, pour chacun une carte…

L´ intervention m´ a paru bien programmé.

J´ aurais aimé aussi parler des autres pays que vous avez visités.

Le projet est intéressant mais je ne veux pas le réaliser moi-même.

Je me sens européenne, parce que la République Tchèque est située au „coeur" de l´ Europe.

Mon rêve est qu´il n´ y a pas de guerres mais ce rêve est bien rempli par l´ UE…

 

Jana Mináøová

 

4)

1. Comment avez-vous trouvé l'intervention?

Intéressante

2. Avez-vous appris des choses concrètes? Si oui lesquelles?

Non

3. Cette intervention vous a-t-elle rendu l'Europe plus concrète, plus proche?

Non

6. L’intervention vous a-t-elle paru?

Ça va

7. De quoi auriez-vous aimé aussi parler?

Par exemple un peu de ce qui s´est passé pendant le voyage. De l´accueil dans les différents pays et comment les gens acceptent ce projet. Si vous avez plutôt du succès ou pas.

8. Ce genre de projet vous donne-t-il envie? Pourquoi?

Oui et non. Ca me donnerai envie seulement si le sujet de projet soit différent. Ce projet de l´Europe ne m´intéressera pas tellement et j´aurais pas envie de le présenter toujours devant les autres.

9. Vous sentez-vous européen? Pourquoi?

Oui, bien sûr. J´habite en Europe et je fais partie de l´Europe.

10. Finalement quel est votre rêve d'Europe?

De vivre dans une Europe sans conflits et problèmes – en paix.

 

Lucie Zárubová

 

5)

J´ai trouvé votre intervention intéressante. Vous savez très bien communiquer avec les gens, vous ne nous dictez pas des faits, mais vous présentez vos idées et vous voulez en discuter. Je n´ai pas appris de chose nouvelle et ma relation avec l´Europe reste la même, mais votre présentation m´a aidée a clarifier mes opinions sur ce thème de la citoyenneté. L´intervention m´a parut courte, parce que j´ai trouvé sympathique, que nos avis vous ont vraiment intéressés et j´aimerais continuer la conversation. Je vous prie beaucoup de succès avec votre projet.

 

Kamila Hùrková

 

6)

J’ai bien aimé votre exposé sur la citoyenneté européenne. Il me paraît que vous vous adonnez à un projet d’une valeur énormément significative qui recule les bornes de la connaissance des élèves. Vous nous avez fait penser aux sujets exigeant des réflexions profondes. Même si l’on n’est pas habitué à discuter des thèmes de ce genre en classe, il me semble qu’on a enfin réussi à surmonter nos embarras et notre timidité.

Personnellement, je trouve la promotion du civisme européen très importante. Il faut prendre conscience du fait que la démocratie nous donne une possibilité de choix et agir ainsi au vu et au su de tout le monde. On doit se rendre compte de ce privilège et l’estimer. Ce n’est que de cette manière qu’on deviendra des vrais conscients européens.

Je vous souhaite bonne chance pour la suite de votre projet.

 

Anezka Botlíková

 

7)

Je trouvais l'intervention plutôt pas mal. Il y avait des moments intéressant, on y a appris des choses nouvelles sur l'Europe. L'autre point de vue nous a été présenté.

 

Patrika Chrásková

 

8)

Je trouve votre intervention assez intéressante, mais le thème ne m’a ravis pas beaucoup. Si j’avais la possibilité de voyager aux divers pays, je m’intéresserais plutôt a la culture ou a la manière de vivre dans ces pays.

Néanmoins, la question de l’Europe (ou de l’Union Européenne) est très actuelle. Par exemple, on discute si l’admission de la Turquie à l’Union Européenne est une chose juste. Quelques uns ont peur de la culture et du religion différent. On sait que les gens craignent des nouveautés. Ils ne voient pas de raison pourquoi les accepter.

Une de vos questions était si je me sens européen. Bien sur que je connais notre culture de près. Elle me convient car elle est beaucoup plus tolérante que quelques autres. Mais la manière de vivre dans quelques pays (africains, asiatiques) me plait beaucoup. J’admire leur culture, manière de pensée, principes, valeurs de vie…

Enfin, je voudrais résumer votre intervention. Je trouve qu’il était bien programmé. Vous saviez de quoi parler et vous avez préparé des divers intérêts.

 

Sandra klouzová

 

9)

Je pense que cette idée de découvrir l’Europe est très intéressante. Ce type de voyage nous permet de voir les états étrangers de l’autre cote. En plus on doit compter sur soi et c’est très attractif pour moi.

C’est intéressant et aussi important arriver a la ville pour voir des monuments historiques et des lieux magnifiques mais, a mon avis, c’est aussi important de connaître des gens, leur manière de vie.

Si on arrive au pays avec excursion, on voit seulement les monuments historiques. Et c’est pourquoi j’aime des échanges. On habite avec ses correspondants et on découvre les autres familles européennes. Et c’est aussi un apport pour notre langue. J

 

Tereza Pavlikova

 

10)

1. Comment avez-vous trouvé l'intervention?

Plutôt pas mal

2. Avez-vous appris des choses concrètes? Si oui lesquelles?

Je me souviens de votre tableau de cercles centrifuges, c'était pour moi un nouvel schéma du monde.

3. Cette intervention vous a-t-elle rendu l'Europe plus concrète, plus proche?

Non, ma vue d'Europe n'a pas changé.

4. Les supports utilisés étaient-ils suffisants?

Sur.

5. Qu’auriez-vous aussi voulu avoir comme matériel?

Je pense que les cartes sont bien suffisantes. Votre discours et mimique et toujours plus important que des compléments. Ce sont vous qui pouvez attacher le regard.

6. L’intervention vous a-t-elle paru?

Bien programmé

7. De quoi auriez-vous aimé aussi parler?

Pas d'idées.

8. Ce genre de projet vous donne-t-il envie? Pourquoi?

9. Vous sentez-vous européen? Pourquoi?

Bien sur, je suis européen. J'ai un autre sentiment pour ma famille, Prague, République Tchèque, Europe, même pour tout le genre humain. Au niveau familiale, on a des querelles avec des voisines mais nous sommes unifiés dans notre citoyenneté. D'une même manière on raconte des blagues des Slovaques mais s'il s'agit des problèmes du la Turquie, les Slovaques sont notres frères.

10. Finalement quel est votre rêve d'Europe?

Je n'ai pas de rêve d'Europe. Tous mais souhaites qui sont 'globales' se concernent de tout le monde. Oui, j'avoue que je suis trop jeune avec trop peu d'expériences. Je n'ai pas goutté des problèmes en voyageant, alors cet avis ne peut pas être définitive.

 

Votre Edvard, Smee

 

11)

1. Comment avez-vous trouvé l'intervention?

- J´ai trouvé l´intervention intéressante.

2. Avez-vous appris des choses concrètes? Si oui lesquelles?

- Je pense que je n´ai pas appris des choses concrètes.

3. Cette intervention vous a-t-elle rendu l'Europe plus concrète, plus proche?

- Non, je n´ai pas l´impression que cette intervention m´aurait rendu l´Europe plus proche ou concrète.

4. Les supports utilisés étaient-ils suffisants?

- Il serait mieux de nous apporter quelques photos du voyage pour que nous puissions mieux nous imaginer votre projet.

5. Qu’auriez-vous aussi voulu avoir comme matériel?

- Ce sont les photos.

6. L’intervention vous a-t-elle paru?

- L´intervention m´a paru bien programmée.

7. De quoi auriez-vous aimé aussi parler?

- Je voudrais parler encore des différentes cultures qui sont aussi présentes dans l´Europe.

8. Ce genre de projet vous donne-t-il envie? Pourquoi?

- Oui, il m´a donné l´envie de voir toute l ´Europe en entier et objectivement.

9. Vous sentez-vous européen? Pourquoi?

- Oui, je me sens européen, parce que toute ma famille vit a l´Europe, je viens d´Europe et j´ai jamais visité les autres continents alors je ne peux pas imaginer de ne pas être une européenne.

10. Finalement quel est votre rêve d'Europe?

- Je voudrais que toute l´Europe soit unie mais en même temps qu´il se conserve les cultures différentes et les souverainetés des pays membres.

 

Dominika Prokopcová

 

12)

1. Comment avez-vous trouvé l'intervention?

Intéressante

2. Avez-vous appris des choses concrètes? Si oui lesquelles?

Non, c´était le discours général, qui nous donne l´idée principale.

3. Cette intervention vous a-t-elle rendu l'Europe plus concrète, plus proche?

Elle nous guide a commencer a étudier la problématique de l´Europe.

4. Les supports utilisés étaient-ils suffisants?

Oui, c´était suffisant pour comprendre.

5. Qu’auriez-vous aussi voulu avoir comme matériel?

Par exemple, il est aussi possible d´utiliser les photos (les images concrètes)

6. L’intervention vous a-t-elle paru?

Bien programmée

7. De quoi auriez-vous aimé aussi parler?

Par exemple j´aimerai d´entendre les histoires du voyage (les idées plus concrètes)

8. Ce genre de projet vous donne-t-il envie? Pourquoi?

Oui, c´est un thème actuel et il faut d´apprendre.

9. Vous sentez-vous européen? Pourquoi?

Non je me sens plutôt tchèque.

10. Finalement quel est votre rêve d'Europe?

Je n´ai pas le rêve d´Europe, je crois a l´évolution.

 

Pavla Markupová

 

13)

1. Comment avez-vous trouvé l'intervention?

Intéressante

2. Avez-vous appris des choses concrètes? Si oui lesquelles?

Non.

3. Cette intervention vous a-t-elle rendu l'Europe plus concrète, plus proche?

Oui, un peu.

4. Les supports utilisés étaient-ils suffisants?

Oui

5. Qu’auriez-vous aussi voulu avoir comme matériel?

Rien de plus.

6. L’intervention vous a-t-elle paru?

Bien programme

7. De quoi auriez-vous aimé aussi parler?

Des aventures vécus au cours du voyage

8. Ce genre de projet vous donne-t-il envie? Pourquoi?

Non, pas beaucoup, mais j’ai bien aime quand même.

9. Vous sentez-vous européen? Pourquoi?

Non, je ne vois pas de raison pour me sentir < comme un Européen >

10. Finalement quel est votre rêve d'Europe?

Proche de ce que sont les Etats-Unis aujourdhui.

 

Michal Berka

 

14)

Chtěla bych vám poděkovat za velmi podnětnou diskusi, která mi dala nové podněty k myšlení a osvětlila mi jiné úhly pohledu týkající se globalizace a EU. Zároveň bych chtěla vyjádřit obdiv vašemu nadšení a odhodlání změnit nepravdivé předsudky o jiných kulturách a národech.

J´aimerais bien vous remercier pour le débat qui m´a montré les nouvelles opinions concernant EU et la mondialisation. En même temps j´ai apprécié votre décision de changer le préjugés des cultures et races différentes et l´enthousiasme avec lequel vous faites votre travail.

 

Eva Trnìná


15)

J'ai bien apprécié votre-notre cours. Vous m'avez inspiré un peu. J'ai commencé a penser a un voyage semblable que je puisse faire dans le futur. Mais je n’étais pas tout a fait d'accord avec vous dans le thème concernant la mondialisation. Mondialisation a aussi des produits positifs, mais je le trouve en entière négatif (quand je vois tous ces McDonald´s et KFC). Mais quand même merci.

 

Kryztof Herrmann

 

17)

Salut!

Nous avons reçu le questionnaire sur l´intervention en classe des jeunes européens de Madame Zápotocká. Donc,je me suis decidé à vous répondre à la question : VOUS SENTEZ-VOUS EUROPÉEN? POURQUOI?

Bien sûr que je me sent européen. J´habite à l´Europe!!! Même si j´habite au coeur de l´Europe :o) Malheureusement, cette question n´est pas simple comme ça. A notre époque, chaque pays veut appartenir à l´UE! UE fait corps avec pays qui s'aident entre eux. C ´est très important. Vous pouvez vous fier aux autres. Et c´est aussi pourquoi, je me sent européen. Mais l´UE n´est pas sans fautes. Elle nous borne! Nous ne pouvons pas travailler ou nous voulons. Nous ne pouvons pas nous décider seul. Nous sommes un peu dépendus. Et je ne sais pas c´est bon. Mais je ne comprends pas politique. C´est trop difficile pour moi.

Alors, je trouve que c´est difficile à répondre à cette question. Je suis Européenne mais je n´aime pas l´UE. Je pense qu´il sera mieux que nous n´appartenons à l´UE. Mais, c´est seulement mon opinion. Et peut- être c´est mieux que je ne décide pas de notre pays :o)

Je ne sais pas ce que j´écris encore. Il y a beaucoup de questions. Il existe beaucoup de opinions. Mais j´espère que ma réponse vous plaît. Et que vous êtes satisfaits.

 

Au revoir Lucie Zárubová, 4.C,GJN

 

P.S. Je suis désolée pour mes fautes de français.

 

Et en tchèque:

Cítím se být Evropankou. Vždyť já žiji v srdci Evropy. Bohužel tato otázka není tak jednoduchá. V dnešní době chtějí být všichni člen Evropské Unie. Evropská Unie je vlastně spolek zemí, které si navzájem pomáhají. Každá se může spolehnout na ty ostatní. To je velmi důležité. To je taky jeden z hlavních důvodů, proč se cítím být Evropankou. Ale ani EU neni bez chyby. Velmi nás omezuje. Nemůžeme ani pracovat, kde bychom chtěli. Nemůžeme se ani sami rozhodnout. Jsme na ni docela závislý. A já nevím, jestli je to nejlepší řešení. Jenže já ani nerozumin politice. Je na mě moc složitá.

Díky těmto důvodům je pro mě tato otázka složitá. jsem Evropanka a přitom nemám ráda EU. byla bych raději kdybychom nepatřili k EU. To je ale jenom můj osobní názor. Možná je lepší, že o naší zemi nerozhoduji já :o)

Existuje mnoho otázek a názoru. A já už nevím co psát. Snad Vám toto postačí.

 

18)

Rêve d’Europe

La discussion qui s’était développée m’a beaucoup surpris. Surtout le fait qu’il y avait été prononcé des avis dont on était tous (plus ou moins) d’accord sur des sujets comme la responsabilité civique, définition de l’individu autonome – l’homme libre, définition de l’état démocratique etc. Je n’y m’attendais pas.

La seule chose à reprocher c’était le manque du temps mais ce n’était pas de votre faute. Sinon c’était une agréable entrevue !

Bon courage !

Amitié

Alexandra

 

 

 

28 February 2006

Roman.

Comment je suis devenu stupide...

 

Martin Page.

 

Tu veux dire que tu as été stupide d’essayer d’être si intelligent, que c’était à côté de la plaque, et que devenir un peu stupide, c’est ça qui serait intelligent…

 

medium_Comment_je_suis_devenu_stupide.jpgAntoine, diplômé d’Araméen, de cinéma, de biologie ne tire aucune satisfaction de son existence… D’après lui, ce sont justement son intelligence doublée de sa lucidité qui lui gâchent la vie. A trop penser, Antoine vit mal. Il souhaiterait être un peu inconscient, ignorant des vérités, des causes, de la réalité ; en a plus qu’assez de cette acuité d’observation, celle-ci lui donnant une image cynique des rapports humains. Il espère désormais vivre, non pas connaître la réalité de la vie, juste vivre. Voilà pourquoi, soudainement il décide de stopper ses questionnements qui le taraudent. Il s’essaye à plusieurs méthodes : espérant une vie plus sereine, il prend la décision de couvrir son cerveau du voile de la stupidité, envisage de sombrer dans l’alcoolisme, s’intéresse au suicide. Aucune solution ne semble pourtant lui convenir pleinement. Lentement mais sûrement, Antoine se convertit en un abruti notoire, incapable de toute forme de raisonnement. L’ineptie se révélera-t-elle panacée de tous les maux ?

 

Non sans humour, à la différence de l’essayiste Emil Michel Cioran, Martin Page met le doigt sur les contradictions auxquelles nous sommes tous confrontées, pour peu que nous tentions de réfléchir… L’auteur emploie un style léger, sans emphase ni ornements inutiles… Un roman agréable, abordable qui séduira les lecteurs en proie à des affres existentiels. Un Martin Page, ceinture noire d’ontologie, n’hésitez pas…

 

Florilège de citations :

 

Le malheur en ce monde c’est que tout le monde a ses raisons. Jean Renoir.

 

Il lui semblait qu’un être humain était si vaste, et si riche qu’il n’y avait pas plus grande vanité en ce monde que d’être trop sûr de soi face aux autres, face à l’inconnu et aux incertitudes que représentait chacun.

 

L’alcoolisme a pour cause la laideur, la déroutante stérilité de l’existence telle qu’elle nous est vendue. Malcom Lowry.

 

Les Hommes simplifient le monde par le langage et la pensée, ainsi ils ont des certitudes ; et avoir des certitudes est la plus puissante volupté en ce monde, bien plus puissante que l’argent, le sexe et le pouvoir réunis.

 

La stupidité des gens ne vient pas de leur manque d’intelligence, mais de leur absence de courage.

 

Une chose que l’on peut admettre, c’est que fréquenter de grandes oeuvres, se servir de son esprit, lire les ouvrages de génies, si cela ne rend pas intelligent à coup sûr, cela rend le risque plus probable.

 

La stupidité était plus dans la manière de faire les choses ou de les considérer que dans les choses elles-mêmes.

 

Correspondance de Flaubert : extrait d’une lettre à Melle Leroyer de Chantepie, datée du 18 mai 1857, avec des exclamations propres à Martin Page :

 

Les gens légers, bornés, les esprits présomptueux et enthousiastes veulent en toute chose une conclusion. Il cherche le but de la vie, ouais, et la dimension de l’infini, eh ! Ils prennent dans leur main, mmmh, dans leur pauvre petite main, une poignée de sable, et ils disent à l’océan : « Je vais compter les grains de tes rivages », Yeah ! Mais comme les grains leur coulent entre les doigts, ouais et que le calcul est long, ils trépignent et ils pleurent, ouais, ils pleurent. Savez-vous ce qu’il faut faire sur la grève ? Il faut s’agenouiller ou se promener, ouais ! Promenez-vous. Promène-toi Tony ! Ouais, promène-toi ! Mmmmh, promène-toi ! Tony !

 

Yves Mouillet

yvouche@yahoo.fr

 

Source photo: http://www.amazon.fr 

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