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05 November 2006

La répartition ethnique des Albanais

Kosovo Map: Ethnic Albanians in the Southern Balkans
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Les habitants du Kosovo sont en très grande majorité des Albanais. Lors de notre séjour, il n'y avait aucun doute possible. Ils se sentent comme tel et ne veulent rien d'autre qu'une indépendance pleine et entière pour le Kosovo. Par contre, aucun d'eux ne voulaient être rattaché à l'Albanie. C'était du moins le sentiment de toutes les personnes que nous avons rencontrées.

 
Michel 
 
 
Source: www.usip.org/.../early/kosovomap.html.

 

10:45 Posted in Cartes - Maps | Permalink | Comments (2)

04 November 2006

Pejë (Pec en Serbe)

Mercredi 26 avril 2006

 

Le lendemain, réveil vers 9h. Je quitte la maison pour une « mission photo » avant notre intervention. Ca vaut le coup, notamment parce que, aujourd’hui, c’est jour de marché ! Un « souk » impressionnant ! Toujours la même anarchie que d’habitude mais pire encore cette fois !

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Réuf nous emmène dans son école vers 13h. Une fois de plus notre intervention se passe à merveille.

Une jeune élève qui a passée cinq ans en Belgique fait la traduction. Cette dernière nous donnera une réponse intéressante. En effet, lorsque les jeunes nous disent que la France leur fait penser à la mode (un des clichés classiques) nous leur répondons qu’ils seraient surpris de constater qu’ils sont ici, au Kosovo, souvent bien plus à la mode qu’en France. Ils sont surpris, sauf la jeune fille qui a passée plusieurs années en Belgique. Elle nous explique qu’ici, « nous n’avons que ça à faire » alors que lorsqu’elle était en Belgique, les gens sont occupés du matin jusqu’au soir et accordent donc moins d’importance à leur apparence.

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Au sujet de la culture du Kosovo, l’un d’eux nous dit qu’ils n’ont jamais vraiment eu le temps de s’en construire une car ils étaient toujours occupés par quelqu’un d’autre. Ce qui n'est pas dénué de sens!

Nous parlerons aussi des rapports amoureux. Je leur donne l’exemple du baiser sur la bouche qui est en fait "culturel" et non "naturel". C’est un sujet délicat et on nous dit qu’ici, les rapports fille-garçon, sont tabous !

Au final, c’est une excellente intervention mais nous devons nous dépêcher de partir car, ce soir, nous sommes attendus au Monténégro.

 
 
 

medium_P1040872.2.JPGSauf qu'avant de partir nous aimerions beaucoup récupérer les 230 euro qui nous avait été promis par Paul. Les précédents ratés d’organisation commencent à me faire sérieusement douter de pouvoir les récupérer. J’essaye de l’appeler mais impossible de le joindre. Finalement nous préférons partir pour Pristina afin d’être sûr de récupérer notre argent.

 

Je décide de trouver un Internet café pour vérifier nos mails et là, surprise, il me dit qu’il n’y a pas de problème, qu’il va envoyer l’argent à mes parents… je ne sais pas quoi faire !medium_P1040906.2.JPG Notre expérience de voyage nous a appris à se méfier des promesses et je ne tiens pas à perdre 230 euro ! Néanmoins je pense qu’il y a peu de risque de « mauvais coup » mais je ne me gêne pour lui faire comprendre que nous avons dépensé une fortune en téléphone et que nous avons finit par douter de récupérer l’argent promis.

 

Il est 17h et nous filons pour le Monténégro... nous sommes en retard ! Mais, croyant être tiré d’affaire, la frontière va nous réserver une surprise inattendue et nous obliger à changer nos plans.

 

Michel 

01 November 2006

Livre Europe, frontières.

LES FRONTIÈRES DE

L’EUROPE


Elie Barnavi, Paul Goossens

Préface : Antoinette Spaak, Karel van Miert

 

Ce livre est particulièrement intéressant. Il s’agit du compte rendu d’un colloque international sur la thématique incontournable du moment, celle des « frontières de l’Europe ».

Ce colloque, qui s’est déroulé en 2001, introduisait la mise en place du « Musée de l’Europe », une initiative qu’il faut saluer pour son originalité tout autant que pour son caractère indispensable. Penser ce « Musée de l’Europe » est un défi à la hauteur de celui des « frontières ». Il faut de nouvelles approches, de nouveaux concepts et de nouvelles perspectives. En bref, nous sommes bien ici dans la nécessité d’inventer, ou plutôt, de « refonder » d’anciennes notions aujourd’hui insatisfaisantes pour donner sens à notre Europe et notre monde toujours plus complexe.

 

medium_28011100699080M.2.gifL’intérêt de ce livre tient dans la diversité des intervenants, de leurs origines, tant nationales que professionnelles, ainsi que des thèmes abordés.

 

 

 

 

Après l’introduction de Guy Verhofstadt, ancien Premier ministre de Belgique ainsi que de Louis Michel, ancien Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Belgique, le livre se décompose en deux grandes parties : la première s’intéresse à l’histoire inconsciente (« Mille ans de construction européenne ») puis consciente (« Un demi-siècle de construction européenne ») de l’histoire européenne. Quant à la seconde partie, elle s’intéresse plus précisément à la question des frontières (« L’Europe à la recherche de ses frontières, ou l’ « élargissement » jusqu’où et au nom de quoi ? »).

 

Ce qui rend ce livre particulièrement riche tient, je me répète, à la diversité des thématiques abordées : histoire, territoires, communisme, démocratie, institution, union monétaire, question de l’universel, religion, les Pères fondateurs, l’Orient de l’Europe, les cartographies imaginaires, l’histoire artistique, les empires, les visions de Paul-Henri Spaak ou encore du Général de Gaulle, la Russie et la Grande-Bretagne, le droit du sol, l’identité musulmane, l’interculturalité, etc. Même si le livre date un peu et que certaines analyses peuvent paraître un peu dépassées, il n’empêche que ce dernier reste très stimulant intellectuellement car il élargit les horizons et donne à réfléchir.

 

J’ajouterais que le débat sur les frontières, je ne vous apprends rien, est d’une actualité incontournable et qu’il est grand temps de ce pencher sur cette problématique trop longtemps mise de côté.

 

Une excellente lecture !

 

Michel

 

Source photo livre: http://www.amazon.fr 

19:15 Posted in LIVRES | Permalink | Comments (0)

Répartition ethnique en Bosnie-Herzégovine

Ces deux cartes mettent en relief la cause principale des guerres qui ont ensanglantées les pays de l’Ex-Yougoslavie : la volonté de construire un Etat national sur la base d’un territoire ethniquement pur !

  

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Il faut bien comprendre que les pays de l’Ex-yougoslavie n’avaient presque jamais existé en tant que nations indépendantes. Pour certains d’ailleurs, comme la Slovénie et la Croatie, l’indépendance de 1991 est une première historique ! C’est la raison pour laquelle certains historiens voient dans ces guerres la suite, et presque un achèvement du processus de construction nationale qui a commencé sur le continent européen deux siècles auparavant. Personne ne pourra contester que toutes les nations du continent aient parachevé, d’une manière ou d’une autre, leur construction par des guerres ou des conflits.

 

Ces mêmes historiens, ainsi que d’autres spécialistes, expliquent que si aucun conflit n’a ensanglanté les pays d’Europe Centrale après la chute du mur de Berlin et de l’URSS c’est sans doute que ces pays avaient déjà une population relativement homogène. Je cite l’un d’eux : « Enfin l’hypothèse la plus problématique, mais pas moins pertinente pour comprendre les succès ou les échecs des passages à la démocratie après 1989 : la construction d’Etats-nations homogènes fut parachevée en Europe Centrale par les efforts conjugués de Hitler et Staline pendant la Seconde Guerre mondiale alors que ce processus et plus généralement la recomposition des identités et des territoires a dominé l’après-guerre froide dans les Balkans. La Pologne, comme la Bohème, sont aujourd’hui des Etats-nations homogènes. Hitler a exterminé les juifs, Staline favorisa l’expulsion des Allemands de Silésie et des Sudètes. Autrement dit, les Européens du Centre ne sont pas plus tolérants ou pluralistes que ceux du sud-est. La différence entre l’Europe centrale et les Balkans ? Cinquante ans ! » [1]

 

Sur ces deux cartes, on voit bien que la Bosnie-Herzégovine était particulièrement « non-homogène », ce qui, dans un contexte de construction nationale très… nationaliste, pouvait poser quelques problèmes. On comprend donc pourquoi c’est ce pays qui fût le plus durement touché par la guerre, de 1992 jusqu’aux Accords de Dayton de 1995. Au final, plus de 220000 morts et une ville, Sarajevo, qui a subie l’un des plus long siège de l’histoire contemporaine. Enfin, on constate que l’une des conséquences majeures des conflits est bel et bien une répartition plus homogène des populations.

 

On comprendra pourquoi il faudrait vraiment tenter de penser l’Etat national en dehors du mythe fondateur exclusif de la langue et de la religion… vision on ne peut plus simplifiée et réductrice de l’identité humaine !

 

Michel

 

 

1. Jacques Rupnik, « L’Europe de l’Est entre élargissement et protectorat », dans « Les Frontières de l’Europe », Eli Barnavi, Paul Goossens, De Boeck, Bruxelles, 2001.
Source cartes: http://www.tlfq.ulaval.ca/AXL/ 

15:25 Posted in Cartes - Maps | Permalink | Comments (0)

Site à visiter

L'aménagement


linguistique


dans le monde

 

 

Petite publicité pour ce site très impressionnat qui recèle une montagne de connaissance sur tous les pays du monde. Je mentionne ici que, depuis que je connais ce site, je vais m'y balader de temps à autre, en particulier pour y trouver beaucoup de cartes qui se trouvent sur ce blog.  

 

Site: http://www.tlfq.ulaval.ca/AXL/ 

 

 Voici l'introduction du site:

 

 

Page d'accueil 

Auteur : Jacques Leclerc

Plan du site


Bienvenue 

sur ce site portant sur l'aménagement linguistique et les langues dans le monde

Ces pages présentent les situations et politiques linguistiques particulières dans 345 États ou territoires autonomes répartis dans les 193 pays (reconnus) du monde. 

L'internaute a le choix d'accéder aux États, pays ou régions en fonction des continents, de l'ordre alphabétique (tous les États ou territoires), de la ou des langues officielles, du peuple ou du type de politique linguistique de chacun de ces États ayant adopté l'assimilation, la non-intervention, l'unilinguisme, le bilinguisme officiel, etc.

On peut aussi chercher des informations à partir de THÈMES tels que la Francophonie, l'histoire du français (ou de l'anglais), les familles de langues, les langues du monde (dénombrement, distribution géographique, bilinguisme, etc.), les États non sou-verains (Catalogne, Crimée, Louisiane, Nouvelle-Calédonie, Pays basque, Porto Rico, Québec, Südtirol, Tessin, etc.) et les lois lin-guistiques.

AVIS : Les opinions exprimées dans ce site sont celles de l'auteur et n'engagent en rien ni le TLFQ ni l'Université Laval.

 

Je précise à mon tour que les opinions exprimées dans ce site sont celles de l'auteur et qu'elles ne nous engagent en rien!

 

Michel 

 

10:35 Posted in Cartes - Maps | Permalink | Comments (0)

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